82 m² sous les toits, et pas un centimètre de perdu
Rue de Longchamp, à cinq minutes du Trocadéro, ce 3-pièces de 82 m² au 5e étage servait de pied-à-terre à un couple installé à Genève. Loué meublé pendant quinze ans, l'appartement avait été entretenu — jamais repensé. Couloir en chicane, salle de bains aveugle, cuisine de 4 m² : le plan d'origine n'avait plus de sens pour un usage contemporain.
La demande tenait en une phrase : « Faites-en un appartement où l'on arrive vendredi soir sans rien avoir à penser. » Suite parentale avec salle d'eau attenante, séjour traversant, rangements invisibles — et une exigence absolue sur les délais, gérée à distance du premier au dernier jour.
Ce que peu de gens mesurent : dans un appartement de cette taille, chaque cloison déplacée se compte en mètres carrés gagnés. La suppression du couloir en chicane a rendu 6 m² habitables — l'équivalent d'un bureau.
Avant · Après
Avant
Après
Ce qui a été fait, corps de métier par corps de métier
Gros œuvre & plâtrerie. Dépose du couloir en chicane et redistribution complète du plan (étude structure préalable). Reprise des corniches sur 32 mètres linéaires, conservation de la rosace du séjour, création de rangements toute hauteur dans l'épaisseur des nouvelles cloisons.
Suite parentale. Création d'une salle d'eau attenante à la chambre principale : douche à l'italienne en marbre de Carrare, double vasque, verrière intérieure pour apporter la lumière naturelle à une pièce autrefois aveugle.
Parquet. 64 m² de parquet en chêne point de Hongrie, poncé à 3 passes et huilé naturel. Raccords invisibles aux emplacements des anciennes cloisons grâce à du chêne ancien assorti.
Électricité. Réfection complète aux normes NF C 15-100 : tableau neuf, 12 circuits, éclairage architectural sur scénarios (arrivée, soirée, absence) pilotable à distance — pensé pour un pied-à-terre.
Plomberie & cuisine. Reprise totale des réseaux, cuisine linéaire de 3,8 mètres en chêne et laque, électroménager intégré, chauffe-eau extra-plat dissimulé en hauteur de placard.
« Nous avons suivi le chantier depuis Genève, photos hebdomadaires à l'appui. Nous sommes arrivés un vendredi soir, les clés nous attendaient chez le gardien. Tout fonctionnait, jusqu'à la dernière ampoule. »